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(Johannesburg, Afrique du Sud - le 10 février 2012) L'une des sentences les plus lourdes jamais prononcées dans une affaire de cruauté envers les animaux est tombée hier dans un tribunal de Krugersdorp, en Afrique du Sud,
Antoinette Van Wyk, une mère de trois enfants âgée de 34 ans, a écopé de 12 mois de prison avec cinq ans de mise à l'épreuve et d'une assignation à résidence de 12 mois supplémentaires après avoir reconnu s'être rendue coupable de cruauté envers les animaux. Elle avait en effet abandonné son chien à l'agonie, après qu'une de ses pattes arrière lui a été arrachée.
Mme Van Wyk devra en outre prendre en charge les soins vétérinaires prodigués au chien pour tenter de lui sauver la vie. Elle ne sera plus jamais autorisée à posséder un animal, et pourrait également se voir interdire le port d'une arme à feu.
En septembre 2009, Antoinette Van Wyk avait abandonné son chien, un Jack Russel Terrier baptisé Jack, à l'entrée de sa maison de Krugersdorp pendant au moins 24 heures tandis qu'il agonisait après qu'une de ses pattes lui aété arrachée à la hauteur des hanches. Des voisins inquiets avaient fini par appeler le CLAW (Community Led Animal Welfare), un groupe de défense des animaux. La fondatrice Cora Bailey et son équipe étaient venus en aide à l'animal. Les vétérinaires avaient travaillé avec obstination pendant plusieurs jours dans l'espoir de sauver le chien, avant de se résoudre à l'euthanasier en douceur pour le libérer de ses souffrances.
Selon Lisa Cant-Haylett, du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW - www.ifaw.org), cette condamnation est l'une des plus sévères jamais infligées dans une affaire de maltraitance envers les animaux. Créée par IFAW, CLAW est une organisation dont les membres prodiguent des soins vétérinaires de base et des soins d'urgence aux animaux vivant dans les zones défavorisées de la province sud-africaine du Gauteng.
« Cette condamnation constitue une victoire et un témoignage de reconnaissance pour les défenseurs des animaux, affirme Cant-Haylett. Quiconque maltraite les animaux sait désormais qu'il risque d'être sévèrement puni par la justice. »
À la suite de la condamnation, la fondatrice de CLAW Cora Bailey a déclaré : « Les mots ne suffisent pas pour décrire l'enfer qu'a vécu ce pauvre petit chien lorsque sa maîtresse, la personne en qui il avait le plus confiance et sur laquelle il comptait le plus, est passée à côté de lui comme si de rien n'était tandis qu'il souffrait le martyre. »
Et d'ajouter : « C'est un cas parmi tant d'autres de maître qui refuse sans aucune excuse d'assumer sa responsabilité à l'égard du chien dont il est propriétaire. S'occuper de son chien va bien au-delà du simple fait de le nourrir. »
Il s'agit selon Cora Bailey de l'un des pires cas de cruauté envers les animaux qu'elle ait rencontrés depuis vingt ans qu'elle travaille dans le domaine de la protection des animaux. Des sympathisants de CLAW (Community Led Animal Welfare) étaient présents à l'intérieur et à l'extérieur de la salle d'audience. Certains brandissaient de larges pancartes arborant les photos du Jack Russel Terrier mortellement blessé tandis que d'autres affichaient des messages tels que « Justice pour Jack » ou « Pas de pitié pour la cruauté animale ».
On ignore toujours comment le chien a pu perdre sa patte, arrachée à la hauteur des hanches. Lorsque les membres de CLAW sont arrivés pour lui porter secours, la plaie était déjà infestée de vers.
Partout dans le monde, les amoureux des animaux se sont indignés de cette affaire de chien mutilé, qui aura mis deux ans à être jugée.